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Intolérances alimentaires: une vraie épidémie ?

 
 
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De plus en plus de consommateurs sont obligés de se tourner vers les produits sans gluten, sans caséine, sans additifs alimentaires, sans œufs. On ne compte plus le nombre de jeunes mamans qui découvrent que leur nourrisson ne supporte pas le lait. On constate aussi qu’un nombre de plus en plus important de personnes âgées présentent désormais des intolérances à des aliments qu’elles supportaient parfaitement autrefois. Quelle est l’origine de cette épidémie ?
Une intolérance ressemble à un empoisonnement progressif qui résulte de la fragilisation de la muqueuse intestinale (à la suite d’un traitement médical ou d’un stress par exemple). C’est ce que l’on appelle l’hyperperméabilité intestinale. La muqueuse, fragilisée, va laisser passer les moisissures, les déchets, les aliments à moitié digérés qui vont arriver dans le sang sans avoir été identifiés par le système immunitaire.
Celui-ci va réagir en libérant des anticorps (IgG) et en mémorisant l’identité de l’intrus. Ainsi, dès que l’on consommera à nouveau l’aliment identifié comme un intrus l’organisme déclenchera une réaction immunitaire, de plus en plus violente. Généralement cela se traduit par des problèmes digestifs(ballonnements, douleurs, nausées…) et le médecin pense parfois, dans ces cas, à un problème d’intolérance.
Mais cela déborde vite le seul système digestif. Certains souffrent d’un gonflement des lèvres, d’autres, d’un rétrécissement de la gorge ou d’éruptions cutanées. Souvent, c’est plus grave : migraine, diabète, eczéma, psoriasis, insomnie, dépression sont souvent au rendez-vous.

L’alimentation moderne et les produits ultra transformés nous rendent ils intolérant(e)s ?

La médecine officielle ne se préoccupe que depuis quelques années des intolérances. C’est en partie grâce au travail de chercheurs indépendants et à leur opiniâtreté que l’on admet aujourd’hui l’existence de quelques grandes intolérances : à la caséine, au gluten ou aux sulfites. Mais il est clair que très peu de médecins savent traiter ce problème (autrement qu’en vous disant d’arrêter de manger du pain, de boire du lait ou du vin blanc).
Et il y a de nombreux autres types d’intolérances, on pourrait même dire que chacun a son intolérance personnelle, à un aliment ou à plusieurs aliments croisés. Les raisons mêmes du développement des intolérances alimentaires sont rarement connues du corps médical. On sait pourtant que :
  • La fréquence des traitements antibiotiques dès le plus jeune âge, parfois même avant 6 mois, empêche la mise en place d’une flore intestinale efficace et favorise la prolifération de Candida Albicans ; ainsi, la muqueuse n’acquiert elle pas sa pleine capacité immunitaire.
  • La détérioration de la qualité des produits manufacturés, notamment par la présence de traces de produits toxiques et l’ajout d’un nombre considérable d’additifs, agresse quotidiennement la muqueuse digestive.
  • La détérioration de l’environnement qui expose à des toxiques volatils, les amalgames dentaires, les vaccins répétés… sont autant de prétextes à une hyperperméabilité de la muqueuse intestinale.
  • La mondialisation de l’alimentation exige de l’organisme une panoplie enzymatique qu’il ne possède pas toujours.

Vous vous demandez si vous êtes intolérant(e). Il existe des tests pour le savoir 

Difficile de le dire, car la maladie progresse lentement sans se manifester clairement au début. Mais chaque fois qu’il existe des troubles fonctionnels chroniques, surtout s’ils sont associés à des troubles digestifs, il faut penser à une possible intolérance. Il y a plusieurs tests qui permettent de découvrir une éventuelle intolérance. Il serait trop long de les exposer en détail ici et je vous renvoie aux liens suivants qui vous permettront de faire votre choix :
  • La technique Imuproconsiste en un prélèvement sanguin dont d’infimes quantités vont être mises en présence de 266 aliments ou additifs. Seuls les aliments courants sont pris en compte. Le prix est élevé 
  • Le Cyto-aliments-test de l’association Stelior teste 60 aliments et fait différents dosages (peptidurie, dosages des métaux, dosage du mercure salivaire, dosage des oligo-élements dans les cheveux, etc….
  • La méthode Immogenicsest basée sur le dosage du taux sanguin en IGF1 (insulin-like growth factor 1) vis-à-vis de 115 aliments à partir d’un prélèvement de 20 ml. Cela coûte assez cher : 500€
  • La kinésiologie la biorésonance et la morathérapie partent du principe que « tout est inscrit dans le corps », le thérapeute fait donc réagir le corps à la seule évocation du nom des aliments. Seul inconvénient : le thérapeute doit être formé aux nombreux pièges que pose le testing musculaire.
Pour trouver un thérapeute, rendez-vous sur le site annuaire-therapeutes.com

Faire son propre diagnostic, mon cher Watson !

Il est possible de déterminer par soi-même les aliments auxquels on est intolérant, mais cela demande une certaine discipline comme au cours de toute enquête policière.
  • Le premier point à observer est où, quand et à quelle fréquence surviennent les troubles post-prandiaux ?
À la maison, au restaurant d’entreprise, chez des amis ? Au petit-déjeuner, à midi ou le soir ? Si vous avez plusieurs réponses, ne conservez que celle qui est reliée aux troubles les plus pénibles pour vous. Par exemple, tous les matins au petit-déjeuner.
  • Dans un second temps, décrivez de façon la plus précise possible, ce qui vous fait souffrir.
Par exemple : « J’ai peine à terminer mes tartines, je suis prise d’une extrême lassitude, je ne me sens pas bien dans mon corps sans que je puisse bien dire ce qui ne va pas, je me sens lourde. Si je ne vais pas me laver de suite, je vais me recoucher et je me rendors, cela m’invalide beaucoup dans mon travail ! »
  • Troisième étape : Que mangez vous et que buvez vous habituellement ?
Ex : « Deux tartines d’un pain semi complet que je recouvre d’une margarine diététique. Quelquefois de la confiture d’oranges amères, mais c’est rare. Je bois un demi bol de thé noir parfumé à la bergamote ou de tisane, agrumes le plus souvent. »
  • Quatrième temps :« De ces aliments, lequel ou lesquels sont les plus connus pour être responsables d’intolérance alimentaire ? »
Dans notre exemple, le pain qui contient du gluten. Dans ce cas, il faut limiter le prochain petit déjeuner aux deux tartines habituelles et ne boire que de l’eau en accompagnement. Si les symptômes apparaissent comme tous les jours, l’étau se resserre !
  • Cinquième temps, vérification par le contraire.
Dans l’exemple choisi, le malade doit acheter pour le lendemain matin, soit un pain sans gluten, soit un pain de châtaigne. Et de ne boire que de l’eau comme la veille. Là, enfin tout se passe bien. L’intolérance au pain et probablement au gluten est quasiment certaine.
  • Sixième temps,adoption d’un régime d’exclusion de l’aliment à tous les repas.
La confirmation est alors apportée. Dans notre exemple, quand le patient mange chez lui, il ne présente plus aucune gêne, il est efficace dans son travail dès la fin du petit-déjeuner ; par contre, quand il lui arrive de manger une quiche ou pizza quand il est invité, les troubles réapparaissent immédiatement. Nous venons de relater une enquête facile. Le plus souvent, la solution est bien moins évidente, malheureusement.

Se soigner naturellement : le protocole universel

Quelle que soit l’intolérance alimentaire, éliminer l’aliment pathogène de son alimentation est parfois insuffisant. Pour accélérer la rémission, certains compléments alimentaires peuvent être nécessaires.
Voici le protocole : Six mois d’éviction, c’est long mais nécessaire et efficace.
La prise de compléments alimentaires ne dispense pas d’un régime d’éviction stricte des aliments incriminés. Cette éviction devra durer pendant un minimum de trois à six mois, voire plus si l’intolérance diagnostiquée est sévère ou s’il s’agit d’une intolérance au gluten ou aux sulfites.

Exclure les aliments qui ont fait un long voyage depuis les pays lointains. Finis les fruits exotiques !

De nombreux thérapeutes recommandent l’exclusion des aliments originaires d’autres climats : pamplemousse, noix de cajou, noix du Brésil, kiwi, fruits tropicaux,…Même s’ils ne paraissent pas être les responsables directs de l’intolérance. D’une façon générale, le pamplemousse est déconseillé car sa consommation provoque desinteractions avec des médicaments.Ne pas confondre avec les extraits de pépins de pamplemousse.

Traiter l’hyperperméabilité intestinale, le plus urgent

La prise en compte de l’hyperperméabilité intestinale est essentielle. Tant que la muqueuse est en état inflammatoire, il n’y a aucune chance que l’intolérance cesse.
On peut pratiquer le régime hypotoxique du Dr Seignalet (pas de produits laitiers, pas de céréales modernes, pas de sucre raffiné, pas de produits cuits à plus de 110°, pas d’acides gras saturés). Le régime Seignalet pourra alors être progressivement élargi afin d’éviter l’installation d’un stress chronique psychologique, facteur de rechute.
Le régime Seignalet est malheureusement difficile à suivre et nécessite de nombreuses privations. Ainsi, les malades le pratiquent avec plus ou moins de sérieux.
C’est pourquoi, il est essentiel de compléter ce régime en prenant des probiotiques et du Boswellia serrata. Cela accélèrera grandement la restauration de l’intégrité de la muqueuse intestinale. Les probiotiques associés aux prébiotiques vont réensemencer l’intestin avec de bonnes bactéries qui vont lutter contre les bactéries nocives (Candida Albicans). Il est conseillé de vous faire accompagner par un professionnel de santé pour éviter toutes carences.
On observe également une amélioration chez les personnes qui suivent le régime pauvre en FODMAP qui conssite à ôter de son alimentation 5 familles d’aliments :

 

  • – ceux qui contiennent plus de fructose que de glucose (par exemple, le miel, les mangues, etc.) ;
  • – ceux qui contiennent du lactose (lait, produits laitiers non fermentés, etc.) ;
  • – ceux qui contiennent des polyols (l’avocat, les champignons, etc.) ;
  • – ceux qui contiennent des fructanes (le blé et ses dérivés, les oignons, l’ail, etc.) ;
  • – ceux qui contiennent des galacto-oligosaccharides (les légumineuses, le « lait de soja », etc.).

Très restrictif, il est conseillé de le suivre pas plus de 2 mois et de se faire accompagner d’un professionnel de santé.

 
Boswellia Serrataest le nom scientifique d’un arbre de taille moyenne qui pousse dans des régions arides vallonnées de l’Inde. Son principal usage est celui d’agent anti-inflammatoire. L’extrait de Boswellia contient des huiles essentielles, de la gomme et des terpénoïdes. Parmi ces derniers, l’acide boswellique dont on a montré qu’il a des propriétés anti-inflammatoires, proches de celles des AINS utilisés dans le traitement des maladies inflammatoires.
Avec l’association probiotiques + Boswellia, l’amélioration significative de la symptomatologie digestive sera obtenue en moins de deux mois.
 
Se désintoxiquer pour traiter le fond
 Le traitement d’une éventuelle intoxication, notamment aux métaux lourds, est souvent nécessaire. Plusieurs algues et plantes existent et donnent de bons résultats (Laminaria japonica, chlorella, ail des ours, coriandre). Il y a également des compléments alimentaires très efficaces. Parmi ces traitements la chélation, qui a ses adeptes et ses détracteurs. Elle peut ne pas convenir à tout le monde. De même, si vous ou vos enfants deviez faire de l’orthodontie et porter des bagues dentaires, éviter à tout prix car elles se composent de métaux tels que l’argent, le palladium, le chrome, le cobolt et le nickel. Ce dernier peut être allergisant. Il existe des méthodes plus douces telle que la dentosophiequi établit établit le lien entre la bouche et le reste du corps, physique, organique et psycho-affectif et qui est tout aussi efficace mais moins violent.
 
un hôte indésirable, le Candida Albicans ou autre type de levures
Lutter contre le candida albicans passe par :
  • Un régime sans sucres, y compris miel, fruits, carottes cuites et pommes de terre.
  • L’éviction de toute autre source de champignons (pain au levain ou à la levure).
  • L’exclusion des produits laitiers à cause du lactose(sucre du lait) qu’il contient
  • L’exclusion du blé qui nourrit cette levure par les hydrates de carbones qu’il contient
Il existe aussi des traitements naturels contre le Candida Albicans comme Canda’plus. Mon préféré, très efficace,  est celui de la médecine Hildegardienne, que l’on peut faire chez soi ou se le procurer déjà tout prêt sur le site les jardins d’Hildegarde c’est, l‘électuaire de poires. Pour la recette maison, demandez la moi par mail latabledesintolerants@gmail.com.

Lutter contre les radicaux libres tant qu’il y a des symptômes

La lutte antiradicalaire par la prise de complexes antioxydants doit se prolonger tant que les symptômes persistent.

Lutter contre le stress sinon l’inflammation persiste

Le stress chronique diminue les réserves en magnésium et ainsi abaisse le seuil de tolérance à la douleur physique et à la souffrance morale, ce qui favorise la reprise du processus inflammatoire. Une cure de malate de magnésium permet souvent de remédier à ce problème. Le Rhodiole seul ou associé au safran s’avère aussi très efficace.

Un mauvais cap à passer, la troisième semaine !

Le traitement, associé au régime alimentaire expose, au cours de la 3e semaine, au moment de l’élimination en masse des levures par sous-alimentation, à un passage particulièrement pénible, dû à la libération des constituants intracellulaires des levures, notamment protéiques, qui se comportent, dès lors, en antigènes à l’origine de réactions immunitaires.
Les signes sont variés : baisse du tonus physique, parfois tendance à la dépression, perte de l’appétit, écœurement facile, teint terne, peau sèche, cheveux atones… Il est tout à fait possible de réduire, si ce n’est de prévenir cette réaction :
  • En relançant la production d’énergie d’une part (Coenzyme Q10 à raison de 200 mg par jour)
  • En prévenant les réactions inflammatoires induites par la décharge antigénique (Quercétineà raison de 600 mg par jour).
  • En luttant contre les radicaux libres par la prise de complexes anti-oxydants : gluthation réduit ou autre.
Ainsi, si vous souffrez d’intolérances, n’écoutez pas ceux qui vous disent qu’il n’y a pas grand chose à faire et que vous aurez à supporter pendant toute votre vie les conséquences de votre intolérances. Si vous êtes dans ce cas, j’espère que cet article vous aura permis de reprendre confiance.
Pour aller plus loin dans la connaissance de cette affection, je vous recommande de lire ces ouvrages :
  •  Dr Jean-Pierre Willem « Intolérances alimentaires, je ne veux plus être malade » dans lequel le Dr Willem vous propose d’engager le processus de guérison, par la compréhension, d’abord, mais aussi avec des conseils thérapeutiques complets.
  •  Dr Grégoire COZON, immunologiste, STOP À LA FATIGUE CHRONIQUE, mieux la comprendre pour vivre mieux au quotidien ! et son second ouvrage co-écrit ensembleLA TABLE DES INTOLÉRANTS qui vous propose une préface rédigée par le Dr COZON très explicite sur les intolérances et allergies alimentaires et plus de 100 recettes savoureuses sans gluten ni lait ni lactose ni sucre ni levure pour le quotidien comme pour les occasions particulières. Un vrai message d’espoir pour tous les malades qui pensaient qu’il n’en avaient aucun.

Je vous conseille également deux web conférences, à visionner absolument :

 

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